Football local : Quel avenir pour les jeunes footballeurs.euses Haïtiens? 1ere partie

Considéré comme professionnel, le Championnat haïtien de football mis à l’arrêt depuis un certain temps se trouve dès lors dans un labyrinthe. Pas même le Comité de Normalisation encore moins la COCHAFOP ne peut à date se prononcer sur une possible reprise des activités footballistiques, pour du moins officielles. Et les pratiquants de ce beau jeu passionnant se voient obliger de se tourner vers d’autres activités pour essayer de gagner de quoi survivre face à la descente aux enfers de notre si beau pays.

Crédit Photo: Haiti Libre
Football local : Quel avenir pour les jeunes footballeurs.euses Haïtiens? 1ere partie

Depuis la sale affaire de viol impliquant Dadou, Yves Jean-Bart, ancien président de la fédération, le football haïtien ne cesse de poursuivre sa descente vertigineuse. La démission en juillet dernier de Monsieur Jacques Letang à la tête du comité de Normalisation, instauré par la FIFA pour corriger  les bavures de Dadou, rend les choses encore plus difficiles, sans parler de l’arrêt total du championnat prononcé par le Ministère de la Jeunesse des Sports et de l’Action Civique (MJSAC) en raison de la Covid-19. Face à cette crise couplée d’incertitude, l’on se questionne sur l’avenir des jeunes footballeurs haïtiens qui auraient pu avoir un avenir plus certain s’ils avaient décidé de devenir un militant politique ou un parlementaire.

Plus de 60% des principaux clubs ne s'entraînent plus depuis la mise à l'arrêt du championnat national. Et, selon une vieille connaissance, les contrats signés entre les joueurs et les responsables des clubs, dans pareille situation, ne sont pas toujours respectés. Car, certains responsables paient uniquement les mois où les footballeurs étaient utilisés peu importe la durée du contrat. Aussi, d'autres joueurs disent préférer devenir gangster au lieu de se remettre à jouer au football. 

Si la Covid-19 est perçue depuis tantôt deux ans comme une excuse pour arrêter le championnat, elle ne pourra pas servir de couverture trop longtemps d'autant plus que même dans la plupart des pays à prévalence élevée, certaines mesures de prévention ne sont plus utilisées avec la même rigueur. Or, le sport, notamment le football, a souvent été  utilisé  par le passé comme un instrument de pacification lors des conflits armés. 

Par ailleurs,  n'est-ce pas là, le moment opportun pour le MJSAC, la COCHAFOP et le Comité de Normalisation de relancer le championnat, histoire de canaliser vers le droit chemin ces jeunes qui côtoient le banditisme jour et nuit?

Seide Putnam LOUIS-JEAN


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